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ECOLE DES GRANDS PARENTS EUROPEENS

Bordeaux-Gironde

EDITO MAI/JUIN 2024

 À l’occasion des États généraux de l’information, Notre Temps, en partenariat avec le magazine GÉO Ado, a interrogé les pratiques des grands-parents et des petits-enfants adolescents en matière d’information. « Comment s'informent-ils ? Dans l'actualité, quels sont leurs centres d'intérêt ? Seniors et ados en discutent-ils ensemble et de quelle façon ? »

 A l’heure des fake news, des propos complotistes et des infiltrations répétées dans les médias, réseaux sociaux, systèmes informatiques des entreprises, j’ai pensé intéressant de vous partager quelques propos recueillis pour la majorité dans l’Edito de Marie Auffret (Notre Temps du mois de mai), complétés par la présentation de l’enquête disponible également sur internet : https://www.notretemps.com/famille/intergeneration/sondage-exclusif-grands-parents-et-petits-enfants-face-a-l-actualite-88554

« Bonne nouvelle !! Il ressort de ce sondage que près de 9 grands-parents et petits-enfants sur 10 échangent sur l'actualité, sans tensions ni tabous. Ce chiffre global ne doit cependant pas occulter des résultats plus nuancés : 20% d'entre eux se parlent régulièrement d'actualité mais 33% très rarement. D'autres résultats indiquent que ces discussions ont lieu principalement lors de réunions de famille ou de visites plus personnelles, à l'initiative des grands-parents dans 61% des cas. Les petits-enfants se montrent un peu moins moteurs de ces échanges  (39% en moyenne).

De façon plus générale, les échanges sont fréquents entre grands-parents et petits-enfants adolescents, puisque, parmi les personnes interrogées, plus d'une sur deux dit être en contact avec ses petits-enfants ou ses grands-parents au moins une fois par semaine. Ces contacts s'accompagnent d'un sentiment de proximité partagé par 88% des  grands-parents et 81% des adolescents.

C'est un fait, si les seniors et les jeunes ne s'abreuvent pas aux mêmes médias tous sont ouverts aux pratiques de chacun, dans un esprit de curiosité et de tolérance. Enfin, la famille reste une source d'information pour une majorité d'adolescents. Ainsi, Nicole Prieur, philosophe et thérapeute familiale constate que : "Les grands-parents donnent aux ados les moyens de s'informer autrement. » Rassurant, non ?

42% des grands-parents discutent avec leurs petits-enfants de sujets de société comme le changement climatique, l’écologie, le genre, l'orientation sexuelle, le féminisme, les inégalités, la pauvreté, le racisme, l'immigration, la fin de vie….

Pascal Ruffenach, Pt du directoire Bayard: "Ce qui me frappe avant tout, c'est la fréquence des contacts entre grands-parents et petits-enfants. La deuxième chose, c'est qu'ils n'ont pas le même référentiel historique. Pour notre génération, c'est l'histoire de la Shoah, de la Seconde Guerre mondiale. Alors que les plus jeunes voient l'actualité à  travers le prisme de notre histoire coloniale. »

En conclusion : Dans une société qui souffre, dit-on, d'une fracture générationnelle, ce sondage révèle que grands-parents et petits-enfants n'ont jamais autant discuté ensemble, et qu'ils se sentent proches les uns des autres. Un vrai sujet de satisfaction !!

                                                                                                                                  Propos rapportés par Gisèle Gizard, Présidente

  EDITO MARS/AVRIL 2024

Depuis janvier 2020, nous vous avons proposé, à plusieurs reprises, de réfléchir et d’échanger sur les questions de transition écologique. En mai 2023 ce fut sur celle de la baisse de la natalité, deux défis majeurs qu’ont déjà et auront plus encore dans les décennies à venir à relever les dirigeants de la planète, mais bien sûr aussi à leur échelle nos enfants et petits- enfants.

En ce début d’année 2024, le sociologue Serge Guérin, spécialiste de la transition démographique, des enjeux de longévité et de l’innovation sociale publie son nouvel ouvrage « Et si les vieux aussi sauvaient la planète ? ». Il y établit un constat sur les deux grands enjeux de la société de demain : la transition démographique et la transition écologique.

Pour lui, face au réchauffement climatique et à l’inéluctable transition démographique qui s’amorce, des changements d’imaginaires, de pratiques et de consommation s’imposent. Et comme le monde n’est pas si mal fait, les clefs des problèmes posés par ces deux défis se ressemblent et se complètent : réhabilitation des logements, revalorisation de l’échelle locale, emploi des seniors, soutien aux métiers du care, innovations sociales et intergénérationnelles, entraide de proximité, sont quelques-unes des pistes qui permettent de penser ensemble une société de la longévité solidaire et durable.

Place désormais à la réflexion et à l’action intergénérationnelles ! » Il faut sortir de l’opposition entre la   «génération climat » et  « OK boomers » . Non sans humour, le sociologue plaide dans son nouvel ouvrage pour une véritable démocratie de coopération, pour enfin remettre le lien, la prévention et le désir au cœur des sociétés décarbonées de demain. Et puis dit-il, « j’avais envie de casser les idées reçues et le discours assez méprisant sur les seniors, accusés de ne rien faire pour le climat et les propos angéliques sur la jeunesse, forcément consciente des enjeux et moteur des changements…Or, les oppositions sont sociales et culturelles, bien plus que générationnelles »

Et de conclure : « Oui, notre destin sera le vieillissement. Par leur nombre qui n’aura jamais été aussi élevé, les vieux auront une responsabilité nouvelle. Et unique.  Une responsabilité partagée face aux enjeux climatiques et écologiques et devant les défis de la longévité.  Une responsabilité pour aider et contribuer au changement d’attitudes et d’imaginaire…en lien avec les jeunes générations.                                                                       Changeons de regard. Sortons des tranchées et des discours victimaires pour conjuguer au présent et au plaisir, la notion d’entraide….La France n’a pas de pétrole mais elle a des ainés ! »                                     

Commentaires recueillis sur le site « Silver Eco » et la 4° de couverture de l’ouvrage par            Gisèle Gizard

  EDITO Janvier/Février 2024

Voici quelques semaines, l’écrivain Emmanuel Carrère confiait à la fin d’une émission de La Grande Librairie : « Il y a deux façons de voir les choses aujourd’hui. Les relativement optimistes pensent que l’humanité traverse une phase de chaos tragique et effrayant, mais c’est déjà arrivé dans son histoire, et que justement elle la traversera. Les radicalement pessimistes pensent qu’un tel chaos n’est jamais arrivé, et que ce n’est pas une phase, c’est la fin. L’analyse de la situation n’est pas compliquée. Il n’est pas besoin d’être très intelligent ou très informé pour avoir connaissance de ces trois ou quatre phénomènes qui nous menacent :  le désastre climatique, la crise migratoire, l’intelligence artificielle qui fonce sur nous et va probablement nous dévorer. On peut ajouter la fin de la démocratie, la fin de nos valeurs à nous, mais cela est moins important puisque ça ne concerne que nous. En tant qu’écrivain, j’estime que je devrais parler de tout ça, si c’est vraiment ce qui nous arrive, ça n’a pas de sens de parler d’autre chose… Mais en réalité je n’y arrive pas, je suis comme un lapin pris dans les phares. » Nous pouvons parfaitement nous reconnaitre dans cette réflexion et cette contradiction. Pour autant, il nous faut continuer d’être soi, d’être à soi et aux autres qui nous entourent.

Je vous souhaite donc une année remplie d’affection en familles et entre amis, d’ouverture à la solidarité, à la curiosité, à la richesse de la différence et d’y chercher avec détermination les ressources qui vous permettront de surmonter, dans l’espérance, les bouleversements du monde.

Je vous souhaite une année douce et féconde !!                                                                        

 

Gisèle Gizard

Présidente

 EDITO Novembre/Decembre 2023

 

Dans mon dernier édito je vous parlais de la tâche difficile des enseignants devant faire face, au-delà de leur principale mission d’enseignement, à des missions éducatives multiples. J’étais loin de me douter que ce serait désormais au péril de leur vie ! ce que nous réalisons aujourd’hui…. Et une fois de plus, tant sur notre territoire que sur les lieux de conflit, nous nous sentons désemparés, sidérés, horrifiés et bien évidemment totalement impuissants devant une violence inimaginable. C’est pourquoi, entre la fascination devant la diffusion en boucle des images et celle de refuser toute information, il nous faut trouver une troisième voie, celle de comprendre ce qui nous arrive, c’est-à-dire ce qui nous arrive à nous occidentaux et plus particulièrement européens.

Aussi nous vous proposons très bientôt une première rencontre avec le Mouvement Européen en la personne de son président en Gironde qui viendra nous parler de « l’Europe face au défi des guerres ».

Le conflit, cela peut aussi être celui des parents qui se séparent. Il y a, en effet en France, environ 400 000 séparations par an dont la moitié concerne des couples avec un enfant mineur, soit entre 380 000 et 400 000 enfants. Or, dans une séparation, quelques soient les circonstances et l’âge de l’enfant, il y a une souffrance que l’on ne peut lui éviter : celle de voir ses parents séparés ? Mais cette séparation a aussi des incidences sur l’ensemble des membres de la famille ? Agnès Auschitzka, psychologue et thérapeute familial, viendra évoquer la question de façon générale mais répondra également à nos questionnements de « Grands-Parents face à la tourmente des séparations parentales ».

Enfin, pour mettre un peu de légèreté dans notre programme, nous vous proposons, comme l’an dernier, un nouveau rendez-vous avec Cyril Randy qui nous fera découvrir des jeux en jouant…L’occasion, aussi de préparer nos cadeaux de Noël !!

Gisèle Gizard

Présidente

 

EDITO septembre/octobre

                                       

C’est la « Rentrée » !!

Si l’on pense spontanément à la rentrée scolaire de nos petits-enfants, on pense souvent beaucoup moins à celle des enseignants auxquels le président de la république a fixé, déjà fin août, un ambitieux programme : « Renforcer les savoirs fondamentaux, porter les valeurs de la République pour développer l’émancipation des jeunes et lutter contre les inégalités à la racine….La refondation de la nation passe par l’école et la connaissance »

Ainsi, sommés d’enseigner autant qu’éduquer les professeurs et chefs d’établissement sont en première ligne des tensions qui traversent notre société. Ils sont confrontés aujourd’hui quotidiennement à des questions sensibles, comme celle de l’abaya, complexes comme la question de la laïcité, mais bien d’autres encore :

Comment réagir quand les parents contestent la notation ? Donner des devoirs à la maison au risque d’accroitre les inégalités entre les élèves… Quelle place pour l’éducation à la sexualité lorsque, à 12 ans, un tiers des enfants a déjà été confronté à des contenus pornographiques ? Comment sanctionner le harcèlement ?  Que faire quand un élève conteste des faits historiques ? Comment évaluer les signes de radicalisation ? Comment reconnaître un vêtement religieux ? Comment détecter les signes de violences familiales ?

 

Cette énumération nous renvoie, s’il en était besoin, au changement radical survenu en soixante ans et à notre propre scolarité, somme toute, tellement plus paisible. Mais surtout comment ne pas être frappé par l’énormité de la tâche ? Cela   doit nous rendre aussi plein de gratitude pour ce corps enseignant qui, dans sa grande majorité, assume sa mission avec conviction et compétence.

Et cela nous questionne sur comment, de notre place, nous pouvons exercer notre vigilance auprès de nos petits-enfants, les accompagner et contribuer, aux côtés de leurs parents, à leur éducation.

 

Après la rentrée de nos petits-enfants, ce fut la rentrée des associations lors du forum de la ville de Bordeaux le 2 septembre au cours duquel nous avons fait de belles rencontres.

Ce sera bientôt celle de L’EGPE et c’est avec plaisir que nous vous invitons à découvrir dans cette Lettre@ les propositions, projets et informations pour les mois de septembre/octobre pouvant vous intéresser.

 

En espérant, que vous avez passé un été propice à la détente et aux échanges familiaux et amicaux, nous vous souhaitons une bonne rentrée et vous disons à très bientôt !!

 

Gisèle Gizard

Présidente

Voir nos activités sur "AGENDA"

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